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Syndicat FO Cermex  -  Corcelles Lès Cîteaux et Lisieux

Le Medef se lâche, FO Métaux aussi

9 Octobre 2014, 14:10pm

Publié par Syndicat FO Cermex

Dans un contexte économique difficile pour la France, et d’abord pour certains secteurs industriels, il ne faudrait pas, selon une partie du patronat, être trop revendicatif ! Les organisations  syndicales doivent,  à  en croire le Medef, se montrer raisonnables ; qui plus est, elles doivent accepter les réformes liées à l’austérité et les idées les plus saugrenues de cette instance patronale.

Certaines  organisations  syndicales  se  pâment en entendant ce chant des sirènes patronales libérales, et plus particulièrement l’une  d’elles,  au  nom  d’un  pseudo  réformisme qui n’en est pas un, à partir du moment où il n’y a aucune contrepartie pour les salariés. D’ailleurs, notre regretté camarade et ami André Bergeron, ancien secrétaire général  de  notre  confédération  de  1963  à 1989, à qui nous avons rendu hommage, et pour qui le vrai réformisme avait  un  vrai  sens,  celui  de  la  pratique contractuelle apportant un plus aux  salariés, avait trouvé la bonne formule quand il parlait de la CFDT : « Il ne s’agit pas d’une organisation syndicale, mais plutôt d’un parti syndical ».

Pour ces patrons et ce parti syndical, voire pour d’autres organisations syndicales, la pratique  contractuelle  et  conventionnelle ainsi que « le grain à moudre » cher à André Bergeron et à FO, ce serait fini ! Mais c’est sans compter sur FO Métaux, qui incarne et continuera d’incarner cette ligne et cette formule.

Il  n’y  aurait  plus  «  de  grain  à  moudre  » ? Pourtant, au regard de ce que revendiquent le Medef et la CGPME, pour eux il y en a, mais ils ne sont pas raisonnables. Nous le constatons au travers de leurs propositions provocatrices,  ils  essayent  non  pas  de  moudre, mais plutôt de presser comme des citrons les acquis des salariés, tout en remettant en cause le Code du travail et le système de protection sociale.

Le Medef et la CGPME voudraient :

1. Supprimer deux jours fériés et accoler les autres  à  des  week-ends  pour  gagner  des journées de travail, alors que nous avons plus de 3,4 millions de chômeurs ;

2. Remettre en cause la durée légale des 35  heures  et  écraser  la  hiérarchie  des normes  déjà  fortement  mise  à  mal  ;  en effet, le principe de faveur qui est le plus favorable aux salariés n’a plus selon eux de raison d’être ;

3. Instaurer un sous-smic pour les populations  dites  difficiles  et  en  recherche d’emploi ;

4. Instituer des contrats de projet ou des  contrats  de  croissance  qui,  en fonction du contexte, permettraient de  se  séparer  plus  facilement  des salariés.

En opposition à ce délire patronal, ou Gattazmania, FO Métaux revendique : une opération du cerveau libéral du Medef,  avec en prime : dix semaines de congés payés, la durée légale à 24 heures, la retraite à l’âge de 40 ans, un Smic à 3 000 euros, un travail précaire  pour  les  patrons  libéraux,  etc.  Eh oui !  nous  pourrions,  tout  comme  le Medef, être dans l’absurde et l’irréel.

En finalité, ils cherchent quoi exactement ? Du rififi, des conflits, le renforcement des extrêmes.  Messieurs  les  libéraux,  stop, halte,  ça  suffit !  FO  Métaux  dit  non  à  la casse sociale et oui à la pratique contractuelle et conventionnelle qui apporte des garanties aux salariés et aux entreprises.

Nous  voulons  pour  les  salariés,  comme pour  nos  enfants  et  les  futures  générations,  laisser  un  système  social  digne de  ce  nom,  permettant  à  toutes  et tous d’avoir des droits et de vivre correctement  du  fruit  de  leur  travail,  tout  en leur permettant l’accès aux soins, tout ceci préservant,  de  fait,  la  paix  sociale  en France.

Frédéric Homez

Frédéric Homez

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